Lexique

Voici un petit lexique des termes fréquemment utilisés dans le monde du jeu de société.

Merci à http://jeuxsurseine.com/ qui a produit un super travail sur ce lexique.

Un MEEPLE :

Néologisme composé des mots anglais « my » et « people ».Il s’agit d’un petit personnage en bois que l’on retrouve dans de nombreux jeux.

Draft :

Le Draft est une technique de jeu utilisé le plus souvent avec des cartes mais qui peut aussi s’effectuer avec des tuiles. Il s’agit pour chaque joueur de prendre un paquet de cartes et en un même temps choisir l’une d’entre elles face cachée puis posée sur la table. Une fois ceci effectué, les joueurs passent leur paquet de cartes respectifs à leurs voisins de droite ou de gauche selon le jeu. Chacun se retrouve alors avec un nouveau paquet de cartes dont il pourra choisir un nouvel élément face caché. L’opération est répété un certain nombre de fois selon le jeu (en général jusqu’à ce qu’il y ait plus de cartes à choisir). Tout cela se passe en même temps.
Exemples de jeux utilisant la technique du Draft : 7 Wonders, Magic, Ginkopolis, Agricola, etc…

Deck :

Paquet de cartes ou “deck”. Le « deck », en langage ludique, désigne un paquet de cartes.

Tuile : La tuile dans le milieu ludique, n’est pas un manque de bol mais est un élément de jeu cartonné qui s’assimile à une petite plaquette. Elle peut, par exemple, représenter un élément de plateau modulable ou une pièce indépendante du jeu. Elle se différencie du simple pion en carton par sa taille plus importante et, le plus souvent, par une forme carrée ou rectangulaire (mais pas toujours). On retrouve des tuiles dans beaucoup de jeux comme Carcassonne où celles-ci vont tout au long de la partie former le plateau ou dans Augustus où elles vont servir de bonus à prendre durant le déroulement du jeu.

Cub en bois :

“Kubenbois” fait référence aux jeux de type “Eurogame” ou dits “jeux à l’allemande” qui utilisent beaucoup de matériel impersonnel (accentuant le jeu plutôt sur l’aspect stratégique et tactique plutôt que sur l’aspect univers/immersif) comme des cubes en bois pour représenter de la nourriture, du bois et toutes autres denrées et ressources diverses. Son origine doit se trouver sur le forum de Tric Trac.
Exemple de jeux “Kubenbois” :  Caylus; Agricola; etc…

Dépuncher :

c’est l’action de retirer les jetons et autres tokens et marqueurs en carton sur une planche neuve (aussi appelée “punch board”) de jeu fraîchement acheté.

Le deckbuilding :

c’est une mécanique de jeu qui consiste à faire évoluer un paquet de cartes (deck) et jouer ainsi sur les statistiques du tirage de certaines d’entre elles mais aussi sur les combos que l’on essaye de mettre en place.

Goodies :

Le ou la goodie, dans le milieu ludique, est une petite extension ou supplément qui récompense l’achat immédiat ou le pledge d’un projet « crowdfunding » (on parlera dans ce cas de Stretch Goals). Par exemple, si le jeu est acheté au salon d’Essen, l’heureux acquéreur recevra une goodie pour sa rapidité ! Les goodies peuvent être des plateaux supplémentaires, des figurines, des objets customisés pour le jeu, des T-shirts, etc…

Le thermoformage :

n’est pas un terme exclusif au monde ludique mais il en fait parti (un pot à yaourt est un thermoformage). Pour nous, il désigne la partie en plastique que l’on trouve dans certaines boîtes et qui normalement nous permet de ranger toutes les pièces impeccablement grâce à de petits casiers joliment adaptés.Exemples de jeux offrant un thermoformage : Les aventuriers du rail, King of Tokyo, Jamaïca, etc…

Les jeux de programmation :

Les jeux dit de programmation sont basés sur des mécaniques où les joueurs vont prévoir plusieurs actions souhaitées à l’avance et les dévoilées par la suite, les confrontant ainsi à celles prévues par les autres. Les jeux de programmation ont donc tendance à être très interactifs et amènent le guessing et contre guessing.

Exemples de jeux de programmation : Colt express, River Dragons, Lords of Xidit, Shogun etc…

Stop ou encore :

Principe mécanique basé sur l’évaluation du risque à prendre. Cette notion fait référence aux probabilités mais passe très bien par son aspect ludique. Le jeu va entraîner la question suivante : dois-je continuer ou non au risque de tout perdre si je me trompe ou si je n’obtiens pas le résultat escompté. S’ajoute parfois à cela, la pression d’un compte à rebours. Souvent, ce sont des jeux de dés mais il existe aussi des jeux de cartes ou de tuiles.

Exemple de jeux stop ou encore ? : Can’t Stop, Port Royal etc….

Party Games :

Les party Games ou Jeux apéro sont des jeux rapides à prendre en main dont les règles sont expliquées en moins d’une minute et dont le matériel n’est pas trop abondant pour pouvoir jouer sur un coin de table. Ces jeux, dont les parties ne durent que quelques minutes, se veulent funs, dynamiques, rigolos, mettant de côté la stratégie pour laisser pleinement la place à l’amusement pur. Avec ces jeux, on cherche à atteindre le public le plus large.
Quelques exemples de Party Games : Time’s up, Dobble, Aperitivo etc…..

Les jeux de pose d’ouvrier :

Les jeux de « pose d’ouvrier » ont pour mécanique le fait de placer un marqueur à un endroit d’un plateau (qui peut être collectif ou individuel) et déclencher ainsi un effet pour le joueur.
Le plus souvent, ces marqueurs sont des Meeples mais peuvent aussi être de simples cubes ou cylindres. Le jeu le plus connu et considéré par la plupart des joueurs comme étant le premier a utilisé cette mécanique est Caylus de W. Attia.
Ce principe a été depuis largement épuré par de nombreux auteurs et mis à toutes les sauces dans de nombreux jeux. Il est encore très actuel.
Exemples de jeux de « pose d’ouvrier » : Egizia, Dungeon Lords, Kingsburg, Russian Railroads, etc…

L’Ameritrash :

désigne un style de jeu en opposition avec les jeux dits à « l’allemande ». Les jeux de type Ameritrash proposent le plus souvent pléthore de matériel dont des figurines, de grands plateaux, un thème fort (souvent futuriste ou fantastique).

Les règles principales sont,  par exemple,souvent contredites par des textes de carte et les dés sont en général présents laissant une place plus ou moins importante au hasard. Les joueurs se retrouvent en opposition, l’Ameritrash proposant en général de la conquête. Ce style est, comme son nom l’indique, issu des Etats-Unis et des wargames. Ils sont d’une durée assez longues (plusieurs heures) et les règles sont le plus souvent importantes en terme de quantité.
Exemples de jeux type Ameritrash : Descent, Battlelore, Earth Reborn, Space Hulk,…

L’eurotrash :

est un style de jeux de plateau qui va se situer entre les genres Ameritrash et Eurogame.
Il mélange le plus souvent les deux styles en proposant à la fois de la gestion de ressources et de la confrontation entre joueurs simulant des batailles par exemple. En général, on retrouvera des thèmes assez forts avec pas mal de matériel, n’excluant ni les figurines, ni les cubes en bois. Les parties seront assez longues (plusieurs heures) avec des règles conséquentes.
Exemples de jeux « Eurotrash » : Sid Mayer’s Civilization, Eclipse, Runewars, etc…

L’eurogame :

dit à l’allemande est un type de jeu de plateau souvent opposé aux jeux dits « ameritrash ». Il est assimilé aux jeux de gestion, très mathématiques, limitant le hasard et les interactions entre joueurs. Le thème est pour le plus souvent très anecdotique et ne fait pas rêvé : pour exemple, on trouve pêle-mêle « le développement de l’industrie du charbon dans l’Angleterre du 19éme siècle » ou « les châteaux de Bourgogne qui se veulent dans la Loire » (oui, pour la petite anecdote, l’auteur allemand du jeu du même nom, « Les châteaux de Bourgogne » s’est trompé de région… Bref, le jeu est resté tel quel).
On y trouve le plus souvent du matériel pas très expressif comme des cubes en bois et des Meeples. Le genre peut également avoir pour synonyme : kubenbois. Les joueurs spécialistes du style se faisant appeler des « pousseurs de cubes », « kuboïstes » ou autres néologismes rattachés à la forme de ces petits pions.
Exemples de jeux dits « à l’allemande » : Carcassonne, Agricola, Les châteaux de Bourgogne, Egizia, Caylus, Les colons de Catane…

Les jeux coopératifs :

invitent les joueurs à s’allier contre la mécanique du jeu. Au final tout le monde gagne ou tout le monde perd contre le jeu.
Exemple de jeux coopératifs : Sherlock Holmes Détective Conseil, Andor, Ghost Stories, etc…
Il existe également des jeux qualifiés de semi-coopératifs : dans ce cas, les joueurs s’allient contre un autre joueur (ou un autre groupe de joueurs) et la mécanique du jeu. Le ou les joueurs adverses favorisent alors le système de jeu pour empêcher l’autre groupe de l’emporter.
De là, j’ai extrapolé deux définitions supplémentaires concernant les jeux semi-coopératifs :
– Le semi-coopératif dit ouvert : on connaît l’identité du ou des joueurs adverses dès le départ. Exemples de jeux semi-coopératifs ouverts : Ghost Stories avec extension Black Secret, Lettres de Whitechapel, etc…

Le jeu de cartes à collectionner :

également appelé Collecting Card Game (CCG) et Trading Card Game (TCG) en anglais, se repose sur un principe commercial. Il existe des starters (des paquets de départ) pour commencer à jouer puis on peut (c’est en fait incontournable), racheter des Boosters (qui sont de petites extensions) contenant quelques cartes supplémentaires. Le truc, c’est qu’on ne sait pas ce que l’on achète comme pour les images Panini ! En général, un système de cartes communes, peu communes et rares est mis en place donnant par la suite une valeur monétaire pour chaque carte. Il est donc défini un argus des cartes de ce genre de jeu (sur internet et les magasines spécialisés).
Ces jeux ont pour mécanique centrale le deckbuilding.
Exemples de jeux de cartes à collectionner : Magic the Gathering(le plus célèbre), Yu-Gi-Ho, Pokémon, Jyhad, etc…

Les Wargames :

sont au sens propre “des jeux de guerre” et donc d’opposition quand il y a au moins deux joueurs (il existe des Wargames où l’on joue seul). Les thèmes sont, à la base, historiques (le principe vient des historiens américains qui souhaitaient comprendre en détail certaines batailles passées).  Les plus courants : 2eme Guerre Mondiale, les guerres napoléoniennes, la guerre de sécession. A noté que les thèmes Médiéval Fantastique et Science Fiction se sont très bien développés. Il existe différents types de Wargame notamment le Wargame carton (avec des jetons en cartons représentant les unités de combat. Le plus souvent, ces petits jetons représentent plusieurs dizaines voire centaines de combattants ou de véhicules. Il y a alors une notion d’échelle entre le pion et le nombre d’unités qu’il représente). Dans ce cas, une carte quadrillée d’hexagones (peut être également en damier) sera utilisée pour les déplacements et les distances de combat.

Le jeu de rôle :

sur table (qui se distingue totalement du Jeu de Rôle Grandeur Nature !)  s’éloigne un peu de notre préoccupation sur le site dédié au jeu de plateau. Ceci étant, le jeu de rôle ou JDR reste tout de même un jeu de société.
Le JDR implique obligatoirement un joueur en particulier. Celui-ci va prendre la place de ce que l’on peut appeler couramment “le Maître du Jeu” ou “Conteur”. Son rôle va être de raconter une histoire aux joueurs qui se trouvent en face de lui. Ces derniers ne connaissent rien de la trame que va leur développer le Maître du Jeu (ou MJ pour les habitués). La particularité de tout ceci est que tout va se passer dans l’imagination des joueurs qui ont, au préalable, créé chacun un personnage fictif pouvant évoluer dans l’histoire.
On va donc se retrouver un peu comme dans un film à la différence où chaque joueur va pouvoir y faire interagir son personnage et donc perturber le fil du scénario qui sera tout de même toujours contrôlé par le MJ.